Vendre en live en Algérie
Stop desk ou domicile : quel mode de remise choisir en Algérie
Retirer son colis au comptoir coûte de 29 à 38 % moins cher que se faire livrer, sur la grille de calcul. Reste à savoir si l'économie se retrouve dans la caisse — ou dans le colis qui revient.
Publié le · LiveShop écrit ce journal sur ce que fait réellement son outil, et sur les chiffres dont il dispose.
Deux questions différentes, un seul choix
Le mode de remise répond à deux questions qui n'ont pas la même réponse. La première est un tarif : combien part de la marge quand le colis voyage. La deuxième est une remise : est-ce que la pièce arrive, du premier coup, entre les mains de celle qui l'a réservée. Une vendeuse qui choisit seulement sur le prix peut payer moins cher un trajet qui revient ; une qui choisit seulement sur la remise peut livrer plus sûr et perdre sa marge dans le droit de livraison.
Le stop desk — le retrait au comptoir du transporteur, et non chez un commerçant de quartier est moins cher partout sur la grille que LiveShop applique au tunnel de commande algérien. L'écart est d'un tiers dans le Nord, d'un peu plus d'un tiers dans les Hauts-Plateaux, d'un peu moins de 30 % dans le Sud.
- 200 DA
- l'écart Nord, domicile contre stop desk
- 300 DA
- l'écart Hauts-Plateaux
- 350 DA
- l'écart Sud — le plus grand
- 69
- wilayas, trois zones, deux modes
| Zone | Domicile | Stop desk | Écart | En pourcentage |
|---|---|---|---|---|
| Nord — Alger, Oran, Blida (24 wilayas) | 600 DA | 400 DA | 200 DA | −33 % |
| Hauts-Plateaux — Sétif, Batna, Djelfa (26 wilayas) | 800 DA | 500 DA | 300 DA | −38 % |
| Sud — Adrar, Ouargla, Tamanrasset (19 wilayas) | 1 200 DA | 850 DA | 350 DA | −29 % |
Le pourcentage est calculé sur place à partir des deux colonnes qui le précèdent : 200 sur 600, 300 sur 800, 350 sur 1 200. Rien d'autre n'est ajouté, et c'est la raison pour laquelle l'écart en dinars est le plus grand dans le Sud (350 DA) alors que l'écart en pourcentage y est le plus petit. Le Sud coûte cher à l'aller comme au retour ; le stop desk y fait gagner de l'argent, pas un rapport.
Ce que le retrait change à la remise
À domicile, la remise dépend d'une seule personne : la cliente doit être là au moment où le livreur passe. Un direct se regardant le soir et une livraison tombant dans la journée, cette condition n'est pas évidente à tenir — surtout pour une cliente qui travaille, ou qui a commandé pour quelqu'un d'autre.
Au comptoir, la remise dépend de deux choses : que le colis arrive, et que la cliente aille le chercher. La première est plus simple, parce qu'un bureau reçoit toute la journée sans rendez-vous. La seconde est plus lente, parce qu'elle ne se déclenche pas toute seule. Le point faible du stop desk n'est donc pas le trajet, c'est le rappel : un colis que personne ne réclame occupe un comptoir, et repart au bout du délai que votre contrat prévoit.
Ce sont deux pannes différentes, et elles ne se règlent pas de la même façon. Une cliente absente à domicile se corrige en annonçant une date tenable selon la zone, et en appelant avant d'imprimer le bordereau. Une cliente qui oublie de retirer son colis se corrige en écrivant le délai de retrait au moment de la commande — « vous avez trois jours après l'arrivée au bureau de Sétif » — et en le répétant quand le colis est arrivé, pas quand il est parti.
Quand le domicile reste le bon choix
Le stop desk n'est pas un mode par défaut. Quatre cas lui échappent, et ils se reconnaissent sans mesure :
- un cadeau. Offrir une pièce à sa mère ou à sa sœur veut dire la livrer à une adresse et à une personne qui n'est pas celle qui a commandé. Le comptoir oblige cette personne à se déplacer sans qu'on le lui ait demandé ;
- un volume. Un colis lourd ou encombrant ne se rentre pas dans un sac en rentrant du travail. Le supplément au kilo existe dans les deux modes, et l'économie du retrait ne couvre pas la gêne ;
- une distance. Le comptoir n'est pas partout, et ce n'est pas le logiciel qui peut le savoir : le référentiel de communes dont dispose LiveShop en signale quelques-unes comme dépourvues de bureau et laisse les autres passer par défaut. Dans une wilaya du Sud desservie par un seul point, « passer le prendre » peut vouloir dire trente kilomètres — et l'écart de 350 DA ne paye pas un trajet de taxi.
- une cliente qui l'a demandé. C'est la première des quatre, même si elle ne se discute pas : le mode choisi à la commande est celui qui a le plus de chances d'être remis.
Ce que LiveShop fait du choix, et ce qu'il ne fait pas
Les deux modes existent dans le tunnel : une boutique réglée pour l'Algérie propose « À domicile » et « Au bureau de la société de livraison (Stop-desk / Agence) », et la cliente voit le montant du mode qu'elle prend. Ce montant, la vendeuse l'écrit elle-même, wilaya par wilaya, dans son espace de livraison : domicile et retrait tiennent la même grille, avec un remplissage par zone pour ne pas saisir soixante-neuf lignes à la main. Et tant qu'une wilaya n'a pas de tarif, le formulaire applique ceux de la grille de référence — 600 DA et 400 DA — et les affiche. C'est un montant de calcul, pas un contrat : remplacer ces deux nombres par les siens est le premier geste à faire avant de diffuser.
Ce que le système tient à jour, c'est la suite : le numéro appelé avant que le bordereau sorte — sans appel confirmé, l'expédition reste bloquée en Algérie —, le mode de remise choisi, le nom du bureau que la cliente est priée d'écrire quand elle prend le retrait, l'état de la commande, et le lot d'étiquettes à imprimer entre deux passages. Ce qu'il ne fait pas : savoir où votre transporteur a un bureau, ni décider à la place de la vendeuse quel mode proposer à quelle wilaya. Ces deux réponses viennent du contrat et du terrain, donc de la boutique.
Annoncer les deux, avec les deux prix
« Pour Alger, 600 DA chez vous ou 400 DA au bureau du transporteur. » Deux chiffres et une différence : la cliente choisit, et le tarif qu'elle paie ne lui surprend pas à la fin. C'est une phrase, et elle évite le litige du colis refusé parce que « on ne m'avait pas dit ».
Dire où, et jusqu'à quand
Le nom du bureau et le délai de retrait s'écrivent à la commande, pas au moment du retrait. « Le bureau de Sétif, trois jours après l'arrivée » — une phrase qui transforme un oubli en rendez-vous.
Ne pas imposer le retrait pour économiser
Un mode forcé pour faire baisser une ligne de coûts se paie en colis non réclamés. Le retrait est une option offerte, pas un tarif caché : c'est ce qui le rend rentable.
Regarder ses propres retours une semaine
Notez, pour chaque colis revenu, le mode de remise. Vous saurez en sept jours si votre écart de 200 à 350 DA est payé ou perdu — avec vos chiffres, pas avec un taux recopié d'un article.
Le raisonnement à refaire chez vous
Trois nombres suffisent, et ils sont déjà dans votre espace : le nombre de colis partis vers chaque zone, le droit de livraison que votre relevé vous a facturé pour le domicile et pour le retrait, et le nombre de retours dans chacun des deux modes. Le premier écart est une économie par colis ; le second est une réponse à la question qui compte vraiment — est-ce que la pièce est restée chez celle qui l'a achetée.
Si le retrait vous fait gagner 300 DA et qu'il vous fait rater un colis sur dix, le domicile était moins cher. Si l'économie ne coûte rien en retours, la question n'est plus de savoir lequel choisir mais lequel proposer en premier à l'antenne.
Deux publications du journal portent ce raisonnement plus loin : la première chiffre ce que coûte un colis qui revient, ligne par ligne, et la troisième compare les quatre transporteurs wilaya par wilaya — parce que l'écart entre domicile et retrait ne se lit pas de la même façon chez l'un et chez l'autre.